Une toux le matin qui ne part plus. Un escalier qui demande une pause à mi-chemin. Des rhumes qui descendent sur les poumons chaque hiver. Quand on a fumé, ces signes se mettent souvent sur le compte de l’âge. Ils peuvent aussi être ceux de la MPOC, la maladie pulmonaire obstructive chronique. Au Centre d’évaluation cardiovasculaire, cette question arrive souvent avec l’automne.
Ce guide décrit les cinq signes de la MPOC à prendre au sérieux, les idées reçues qui retardent le diagnostic, et les examens qui aident votre médecin à y voir clair. Il ne pose pas de diagnostic. Il vous aide à savoir quand en parler, et quoi demander.
En bref
La MPOC regroupe la bronchite chronique et l’emphysème. Elle rétrécit les voies respiratoires de façon durable, et le tabac en est la principale cause. Toux régulière, sécrétions, essoufflement dans des tâches simples, sifflement et infections à répétition sont les signes à surveiller. Seul un test de la fonction respiratoire permet de confirmer le diagnostic. À Laval, le Centre offre la spirométrie et le test de fonction pulmonaire complet en cabine, avec une prescription de votre médecin : 450-629-7659, poste 1.
📋 Dans cet article :
→ La MPOC, qu’est-ce que c’est ?
→ Les 5 signes de la MPOC à prendre au sérieux
→ Trois idées reçues qui retardent le diagnostic
→ Cœur ou poumons : pourquoi la question se pose
→ Quels examens confirment une MPOC ?
La MPOC, qu’est-ce que c’est ?
MPOC veut dire maladie pulmonaire obstructive chronique. Le nom regroupe deux atteintes qui vont souvent ensemble : la bronchite chronique, où les bronches restent irritées et produisent trop de sécrétions, et l’emphysème, où les petits sacs d’air des poumons perdent leur souplesse. Dans les deux cas, l’air sort plus difficilement des poumons.

Le mot « obstructive » décrit ce rétrécissement des voies respiratoires. Le mot « chronique » dit qu’il s’installe pour durer. Selon le dépliant de Poumon Québec sur la prise en charge de la MPOC, l’obstruction n’est que partiellement réversible et la maladie ne se guérit pas. En revanche, l’arrêt du tabac et un traitement adapté peuvent ralentir sa progression. C’est pour cette raison que le moment du diagnostic compte.
La MPOC n’a rien de rare. Au Québec, l’Institut national de santé publique du Québec rapporte que plus d’un demi-million de personnes vivaient avec une MPOC en 2024-2025. Le tabagisme reste la cause principale, loin devant la fumée secondaire, la pollution de l’air, les poussières et les produits chimiques respirés au travail.
Une précision rassure souvent. La MPOC évolue lentement, sur des années. Un souffle qui a changé n’annonce pas une catastrophe pour la semaine prochaine. Il annonce une question à poser, calmement, à votre médecin.
Les 5 signes de la MPOC à prendre au sérieux
Poumon Québec propose cinq questions simples. Si vous répondez oui à au moins deux d’entre elles, l’organisme recommande d’en parler à votre médecin. Voici ces cinq signes, expliqués un par un.

1. Vous toussez régulièrement
Une toux qui revient presque tous les jours, souvent le matin, et qui dure depuis des mois. Beaucoup de fumeurs l’appellent « la toux du fumeur » et finissent par ne plus l’entendre. C’est justement ce signe-là qu’il faut réentendre.
2. Vous avez souvent des sécrétions
Des sécrétions à évacuer en toussant, régulièrement, sans être enrhumé. Quand cette toux avec sécrétions dure au moins trois mois de suite, deux années de suite, on parle de bronchite chronique.
3. Vous êtes essoufflé dans des tâches simples
Monter un escalier, porter l’épicerie, vous habiller, marcher en parlant. Si ces gestes demandent une pause qu’ils ne demandaient pas il y a quelques années, notez-le.
4. Votre respiration siffle
Un sifflement à l’expiration, surtout à l’effort ou la nuit, signale que l’air passe par des voies plus étroites. Il peut accompagner une sensation de serrement en respirant.
5. Vos rhumes descendent sur les poumons
Des infections respiratoires plus fréquentes, qui s’étirent sur des semaines, avec une récupération plus longue qu’avant. L’hiver devient une saison à traverser.
D’autres signes peuvent s’ajouter avec le temps, comme une fatigue inhabituelle ou une perte de poids inexpliquée. Aucun de ces signes, pris seul, ne prouve une MPOC. Leur accumulation chez une personne qui a fumé, elle, justifie d’en parler.
Trois idées reçues qui retardent le diagnostic
La MPOC s’installe si lentement qu’on s’y adapte sans le remarquer. On prend l’ascenseur. On marche moins vite. On évite les côtes. Trois idées reçues entretiennent ce glissement.

« C’est normal à mon âge »
Le souffle change un peu avec les années, c’est vrai. Mais un essoufflement qui vous oblige à modifier vos habitudes n’est pas une simple question d’âge. La MPOC devient plus fréquente en vieillissant : l’INSPQ note qu’elle touche un peu moins du quart des personnes de 75 ans et plus. Une raison de plus pour vérifier, pas pour attendre.
« J’ai arrêté de fumer, je suis à l’abri »
Arrêter de fumer est la meilleure décision pour vos poumons, à tout âge. Mais les dommages déjà installés ne disparaissent pas tous. Les signes de la MPOC peuvent apparaître ou se préciser des années après la dernière cigarette. Un ancien fumeur dont le souffle a changé a donc autant de raisons de consulter qu’un fumeur.
« Si c’était grave, mon médecin l’aurait vu »
Un examen de routine n’entend pas toujours un rétrécissement des bronches. Et votre médecin ne connaît que ce que vous lui dites. Si vous ne mentionnez pas l’escalier ou la toux du matin, la question ne se pose pas pendant la visite. C’est à vous de l’amener sur la table.
Votre médecin vous a prescrit une spirométrie ou un test de fonction pulmonaire ? La clinique de Laval vous reçoit.
Cœur ou poumons : pourquoi la question se pose
L’essoufflement n’appartient pas qu’aux poumons. Un cœur qui pompe moins bien peut lui aussi rendre l’escalier difficile. Et le tabac abîme les deux : les bronches d’un côté, les artères de l’autre. Chez une personne qui a fumé, les deux pistes méritent donc d’être regardées.
C’est l’intérêt d’un centre qui évalue à la fois le cœur et la respiration. Votre médecin peut demander une spirométrie pour les poumons, et un ECG ou une échographie pour le cœur, selon ce qu’il entend et ce que vous décrivez. Le Centre a publié un article complet sur l’essoufflement à l’effort, cœur ou poumons, qui détaille cette démarche.
L’automne ajoute une raison de rester attentif. Une grippe ou un gros rhume pèse plus lourd sur des poumons déjà rétrécis, et sur le cœur. Poumon Québec recommande le vaccin contre la grippe chaque automne aux personnes qui vivent avec une MPOC. Notre article sur la grippe et le cœur explique ce que l’infection demande à votre organisme.
Quels examens confirment une MPOC ?
Le diagnostic de MPOC ne se pose pas à l’oreille. Il demande un test de la fonction respiratoire, qui mesure la quantité d’air que vous expirez et la vitesse à laquelle elle sort. C’est votre médecin qui choisit l’examen et qui interprète le résultat avec vous.

| Spirométrie | Test de fonction pulmonaire complet | |
|---|---|---|
| Ce qui est mesuré | Le volume d’air expiré et sa vitesse | Le souffle, plus le volume d’air contenu dans les poumons, en plusieurs tests enchaînés |
| Comment | Vous soufflez dans un embout relié à un appareil | Vous soufflez dans un embout, assis dans une cabine de pléthysmographie |
| Rapport | Résultats transmis à votre médecin | Rapport interprété par un pneumologue, avec ses directives |
| Au Centre | Laval et Montréal | Laval seulement |
| Prescription | Oui, de votre médecin | Oui, de votre médecin |
La spirométrie est l’examen de base. Vous soufflez fort et longtemps dans un embout, assis, sous la conduite d’un inhalothérapeute. Le test se répète souvent après un médicament qui ouvre les bronches, pour voir si l’obstruction recule. C’est ce qui aide à distinguer la MPOC de l’asthme.
Le test de fonction pulmonaire complet va plus loin. Dans la cabine, on mesure aussi l’air qui reste emprisonné dans les poumons, une information utile quand on soupçonne un emphysème. Au Centre, ce test se fait à la clinique de Laval, et le rapport est interprété par un pneumologue. Pour comparer des pommes avec des pommes, retenez ceci : la spirométrie répond à la question « y a-t-il une obstruction ? », le test complet aide à comprendre jusqu’où elle va.
Comment en parler à votre médecin, en 5 étapes
Une visite chez le médecin passe vite. Arriver préparé vous évite de repartir sans avoir posé la vraie question. Cinq étapes suffisent.

- Faites le test des cinq questions. Toux régulière, sécrétions, essoufflement dans des tâches simples, sifflement, infections à répétition. Comptez vos oui.
- Notez des situations précises. Pas « je m’essouffle », mais « je m’arrête au milieu de l’escalier du sous-sol depuis l’hiver dernier ». Un exemple concret vaut mieux qu’une impression.
- Faites le compte de votre tabagisme. Depuis quel âge, combien par jour, et depuis quand vous avez arrêté, s’il y a lieu. Votre médecin vous le demandera.
- Demandez directement un test de la fonction respiratoire. Une phrase suffit : « Est-ce que je devrais passer une spirométrie ? » Si votre médecin la prescrit, il peut aussi préciser l’endroit, ou vous laisser choisir.
- Prenez rendez-vous, puis suivez la conduite. Le résultat revient à votre médecin, qui vous explique la suite : traitement, suivi, ou simple surveillance.
Votre prescription ne dit pas où passer l’examen ? Le Centre a préparé un guide pour choisir où passer votre test. Et si vous voulez arrêter de fumer, le service J’ARRÊTE offre de l’accompagnement en ligne, par téléphone et en personne, dans un centre d’abandon du tabagisme.
Vous n’avez pas encore de prescription ? À Laval, la consultation en inhalothérapie est le seul service du Centre offert sans prescription. L’inhalothérapeute peut faire le point sur votre respiration, revoir la technique de vos pompes si vous en utilisez déjà, et vous aider à préparer la discussion avec votre médecin.
Au Centre d’évaluation cardiovasculaire, les patients arrivent souvent avec ces questions à l’automne. Ils repartent avec une prochaine étape claire. Avec le temps, c’est souvent ce qui permet de trouver son rythme, plutôt que de le subir.
Foire aux questions

Quels sont les premiers signes de la MPOC ?
Les premiers signes sont souvent une toux régulière, surtout le matin, des sécrétions sans rhume, et un essoufflement dans des tâches simples comme un escalier. Ils s’installent lentement. Si vous avez fumé et répondez oui à au moins deux des cinq questions de Poumon Québec, parlez-en à votre médecin.
Peut-on avoir une MPOC après avoir arrêté de fumer ?
Oui. Arrêter de fumer ralentit la maladie et reste la meilleure décision pour vos poumons, mais les dommages déjà installés ne disparaissent pas tous. Les signes peuvent apparaître des années après la dernière cigarette. Un ancien fumeur dont le souffle a changé a donc raison d’en parler à son médecin.
Quel examen permet de diagnostiquer une MPOC ?
C’est un test de la fonction respiratoire, le plus souvent une spirométrie, qui mesure le volume d’air expiré et sa vitesse. Votre médecin peut aussi demander un test de fonction pulmonaire complet en cabine. Au Centre, la spirométrie se fait à Laval et à Montréal, le test complet à Laval, avec une prescription.
La MPOC se guérit-elle ?
Non, la MPOC ne se guérit pas, et l’obstruction des bronches n’est que partiellement réversible. En revanche, l’arrêt du tabac, les médicaments prescrits, la réadaptation respiratoire et le vaccin contre la grippe chaque automne aident à ralentir sa progression et à mieux respirer au quotidien. D’où l’intérêt d’un diagnostic posé tôt.
Faut-il une prescription pour passer une spirométrie ?
Oui, la spirométrie et le test de fonction pulmonaire complet se font avec une prescription de votre médecin. La consultation en inhalothérapie, à Laval, est le seul service du Centre offert sans prescription. Pour prendre rendez-vous, composez le 450-629-7659, poste 1.
Votre souffle a changé ? Avec la prescription de votre médecin, la clinique de Laval vous reçoit pour une spirométrie ou un test de fonction pulmonaire complet.
Pour aller plus loin sur votre respiration
Sources
- Institut national de santé publique du Québec, « Prévalence de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) », données 2024-2025, consulté le 13 octobre 2026.
- Poumon Québec, dépliant « Prise en charge et traitement de la MPOC », mis en ligne en juin 2026, consulté le 13 octobre 2026.
- Québec sans tabac, service J’ARRÊTE, consulté le 13 octobre 2026.
- Centre d’évaluation cardiovasculaire, articles sur le test de fonction pulmonaire complet, la spirométrie et l’essoufflement, consultés le 13 octobre 2026.
À propos
Le Centre d’évaluation cardiovasculaire offre des résultats rapides grâce à du personnel médical en tout temps. Ses quatre cliniques, à Laval, à Montréal, à Mascouche et à Vaudreuil-Dorion, reçoivent les patients avec la prescription de leur médecin. Le test de fonction pulmonaire complet, l’échographie cardiaque et l’inhalothérapie se font à Laval.

